Alimentation des cellules du cancer

morceaux de scrucre blanc, sucre brun

Glucose, acides gras

Les principaux apports en énergie pour les cellules cancéreuses sont le glucose et les acides gras. Ce sont de véritables carburants que les cellules consomment pour les transformer en ATP adénosine triphosphate, c’est-à-dire en énergie cellulaire. Elles ont besoin d’oxygène, apporté par la respiration et le sang. Les usines à transformation sont les mitochondries, qui produisent cette énergie cellulaire, soit l’ATP. Elles permettent la production de divers cofacteurs métaboliques (NADHFADH2) et sont impliquées dans différents processus tels que la communication, la différenciation, l’apoptose (mort cellulaire) et la régulation du cycle cellulaire. Les mitochondries sont aussi liées à certaines maladies humaines telles que des retards mentaux, des problèmes cardiaques et jouent un rôle important dans le processus de vieillissement. Les mitochondries peuvent fonctionner soit avec de l’oxygène et du glucose, soit avec de l’oxygène et des acides gras.

Vue en coupe et détaillée d'une mitochondrie
Mitochondrie

Oxygène

Les mitochondries ont besoin d’oxygène pour fournir de l’énergie, mais elles n’en disposent pas toujours. Après un long effort, lorsque l’on est essoufflé, les cellules manquent d’oxygène. On peut continuer à faire un effort, comme courir, car les cellules sont capables de produire de l’énergie sans oxygène : par fermentation. Les cellules continuent de fonctionner en l’absence d’oxygène. Néanmoins, cela n’agit qu’avec le glucose, et pas avec les acides gras.

Cellules tumorales et glucose

Les cellules d’un cancer, ne servent à rien dans la fonction organique. Elles empêchent un organe de fonctionner correctement, en s’amalgamant dans une partie de celui-ci. Cela peut être une pression intra crânienne trop élevée, des os fragilisés, la fonction rénale ou hépatique qui se dérègle. Ces cellules cancéreuses ont la capacité de se reproduire très rapidement, prennent donc de la place où elles se trouvent. Elles ont également la possibilité de se déplacer à travers le vaisseau sanguin ou lymphatique, et de former d’autres masses cellulaires à distance. C’est ce que l’on appelle les métastases. Une cellule de métastase n’est pas différente d’une cellule de tumeur primaire et aura donc des capacités identiques de se déplacer dans l’organisme pour former de nouvelles métastases.

Les cellules cancéreuses utilisent principalement et prioritairement la fermentation pour produire l’oxygène. Or la fermentation n’est pas possible avec les acides gras, donc les cellules tumorales ont un grand besoin de glucose. Elles ont besoin de 20 fois plus de glucose qu’une cellule saine. C’est que l’on appelle  l’effet Warburg. Les cellules cancéreuses puisent leur énergie essentiellement à partir du glucose, à travers la glycolyse, afin de répondre à leurs besoins en énergie, mais également à leur besoin en biomasse nécessaire à leur division accrue.

Lors de l’examen d’imagerie appelé PET Scan en anglais Positron Emission Tomography ou TEP Scan en français Tomographie par Émissions de Positrons, on injecte dans le corps du glucose et un produit faiblement radioactif. Le glucose va se fixer sur les tumeurs qui en ont un grand besoin et le produit radioactif va illuminer les tumeurs avec le scanner. Lorsque le radiologue repère un contraste ou une lueur sur l’image, il va parler d’hyper métabolisme, et ce sera la révélation de la présence de cellules cancéreuses en masse. Le produit injecté étant faiblement, mais tout de même, radioactif, les opérateurs qui vous injectent le produit sont protégés par un épais bouclier en plexiglas. Lorsque le produit est injecté dans une veine, il faut attendre une bonne heure pour qu’il se diffuse totalement dans le corps. On vous place ensuite sur la table du scanner qui prendra des clichés de tout le corps, de la tête au pieds, voir un peu plus haut, sous les genoux.

C’est dire si les cellules tumorales sont dépendantes et avides de glucose. Si elles n’ont que des acides gras à disposition, elles se retrouvent en famine. La production d’énergie ATP baisse, les cellules perdent leur agressivité et la capacité à se multiplier rapidement. Les autres cellules du corps, telles que celles des muscles, du cœur, des autres organes peuvent vivre uniquement grâces aux acides gras, car leur comportement est beaucoup moins agité.

Il est donc intéressant de limiter l’apport en glucose, et de privilégier les acides gras. Les jus de fruits, les sodas contiennent beaucoup de sucre. Un demi-litre de bière, soit deux demis, contient 20 g de glucides, soit à peu près 2,5 morceaux de sucre. Un demi litre de jus d’orange en contient 50g. Certaines expériences sont menées autour de régimes limitant l’apport en sucre comme le régime cétogène. Mais sans aller jusque là, une alimentation pauvre en glucides ne peut être que meilleure pour la prévention et même pour améliorer les effets des traitements anti-cancéreux.

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